Château Cheval Blanc, 1er Grand Cru Classé A, St-Emilion
Château Cheval Blanc : unique, exceptionnel, mythique
Le titre de ce compte-rendu de notices de dégustations n’a rien d’euphorique ou de disproportionné. Il résume parfaitement les caractéristiques qui entourent le vin et le Château. Longtemps ce Château était parti intégrante du Domaine de Figeac. De surcroit, il est à la frontière séparant St-Emilion de Pomerol. Finalement la proportion de Cabernet Franc est absolument atypique pour la région avec 52% et 48% de Merlot. Dans cette superbe verticale, un fil rouge a rapidement pu être constaté ; l’aptitude au vieillissement de Cheval Blanc. Le 1952 se montre en pleine forme. Seuls bémols : un 1953 pas en forme, le 1966 bouchonné et un 1983 très atypique, problème que l’on attache donc à la bouteille.
Notes de dégustation:
Cheval Blanc 1952 Rouge rubis de moyenne intensité au centre avec un bord légèrement éclairci. Belle intensité olfactive avec du fruit ainsi qu’un caractère animal. On retrouve des notes de prune, baie des bois, fruits confits. En bouche le vin se montre harmonieux. La structure, respectivement l’acidité, est parfaitement intégrée et le vin est pour ainsi dire « à point ». Il se montre absolument sain, en pleine forme et a du potentiel pour plusieurs années encore. 2012-2020.
Cheval Blanc 1953 Rouge grenat avec un bord bien ambré, trop ambré. Notes assimilables au Sherry au nez, ce qui est parfaitement confirmé par le palais. On a malheureusement à faire à un vin qui a souffert de l’évolution et qui le souligne par l’oxydation (notes de noix, de Sherry). Toutefois, si on connaît le 1953, on peut assimiler ce problème à la bouteille, car c’est un vin que j’ai connu, récemment également, dans une forme éblouissante. Un vin ça vit, on en a ici la (malheureuse) preuve.
Cheval Blanc 1966 Rouge rubis avec des reflets ambrés. Malheureusement le vin est bouchonné, du moins au nez… en bouche, hélas, ça se confirme. Il montre certes une structure intéressante, mais à quoi bon puisque, globalement, le vin a hérité d’un défaut pertinent. Néanmoins, je le mentionne, non parc qu’il est bon, ni parc qu’il a un potentiel très intéressant, mais pacque c’est l’année de naissance de mon épouse. Parfois il faut savoir foncer la tête en avant, même dans un mur bouchonné, et laisse parler le cœur. L’incohérence n’est pas de se prononcer sur un vin à défaut mais d’uniquement parler de réussites.
Cheval Blanc 1979 Rouge rubis de moyenne intensité. Notes épicées avec du curry et du réglisse. On trouve également des traces de noisettes. En bouche le vin est équilibré, agréable et bien soutenu par sa structure. Bien sur on n’est pas dans une grande année, ce qui ne doit pas d’emblée pénaliser le vin, car ce 1979 est en forme, les tannins le portent bien et il est plaisant à boire. 2012–2018.
Cheval Blanc 1971 Rouge rubis de moyenne intensité. Caractère olfactif très fin et subtil. D’un côté on trouve des notes de framboise et d’un autre côté du réglisse et des épices. En bouche le vin a de la fraîcheur et est harmonieux ainsi que fruité. Ce qui est impressionnant sur ce vin, est la façon dont les tannins se révèlent ; lentement, subtilement et avec pertinence! Ils prennent doucement place et porte le vin avec brio. La structure n’a guère d’autre choix que de suivre la voie et d’octroyer un caractère fruité au vin, tant en bouche qu’en finale. Un vin exceptionnel qui fait plaisir actuellement et qui dispose d’un potentiel tout à fait appréciable. 2012-2025.
Cheval Blanc 1983 Couleur rouge rubis de moyenne intensité. Nez intéressant quoi montre deux tendances ; côté plutôt pharmaceutique avec des notes de iode (on pourrait donc aussi parler d’un caractère d’Islay) et quelque chose d’un peu poussiéreux, ce qui irrite! Notes de cacao et de framboise. En bouche le vin est fruité, équilibré et très agréable. Il est harmonieux et en forme. Finalement son nez le prétérite, et on peut assimiler cet état de fait à un problème de bouteille…. Encore un! Sacrebleu! 2012-2018.
Cheval Blanc 1986 Rouge rubis avec un bord légèrement éclairci. Belle intensité de fruit avec du cassis mais aussi un peu vert. En bouche il se montre puissant ; il n’a pas encore la rondeur souhaitée et les tannins sont plutôt astringents et la structure assez vive. Un vin encore jeune qui demande à s’assouplir… mais quand? Attendre!
Cheval Blanc 1988 Rouge rubis de bonne intensité. Quel nez! Belle symbiose entre l’intensité et la complexité avec des fruits tels que framboise, cerise, baie des bois et puis du cynorhodon. Le palais convainc de par son harmonie ; il se montre ample, compact, fruité et dispose d’une très belle réserve, grâce une structure qui remplit parfaitement son rôle de soutien, et grâce aux tannins qui se révèlent tardivement. Il est au début de sa maturité! 2012-2030
Cheval Blanc 1989 Rouge rubis de bonne intensité. Le nez se montre plutôt végétal. Certes on trouve aussi du fruit et un peu de menthe. En bouche cette tendance se confirme. Est-ce-que cette situation évoluera? Je suis quelque peu sceptique car il se montre certes puissant mais pas forcément ample ni complexe. A suivre!
Cheval Blanc 1990 Rouge rubis de moyenne intensité. Nez grandiose de par son intensité et sa complexité. Caractère fruité et épicé avec des arômes de fraise, prune baie des bois et cassis. On retrouve aussi des notes de cuir, café et réglisse. En bouche le révèle également de la complexité. Caractère fruité, tannins porteurs, structure saine et en pleine forme. Les tannins apparaissent très tardivement et fournissent la matière suffisante à quelques décennies encore! La finale est incroyablement longue et confirme que ce jeune vin a de l’avenir. A savourer dès maintenant – 2040!
Cheval Blanc 1993 Rouge rubis avec bord légèrement éclairci. Nez agréable qu’il révélait déjà dans son plus jeune âge ; notes de moka, réglisse, vanille et un peu de fruit. En bouche il vin est soyeux, équilibré, légèrement fruité et agréable à boire. A boire maintenant-2015.
Cheval Blanc 1994 Rouge rubis bien soutenu. Belle intensité du nez avec du fruit et des épices. On retrouve des notes de grenadine. En bouche il dispose d’une bonne puissance et les tannins se montrent encore assez astringents. La structure est vive et octroie du fruit! On peut attendre… ou le savourer, ce qui est somme toute la meilleure alternative, car je doute qu’il puisse encore s’arrondir d’avantage. 2012-2017.
Cheval Blanc 1995 Rouge rubis intense. Enfin un 1995 qui s’ouvre! Belle intensité du fruit avec des notes de cassis, grenadine, baie des bois. En bouche il a de l’ampleur et de la densité. Les tannins, granuleux, apparaissent très lentement et sont serrés. La structure rivalise bien avec le caractère tannique et confirme le superbe potentiel du millésime. De notre côté, nous pouvons nous armer de patience et savourer le 1988 ou le 1993!
Cheval Blanc 1998 Rouge rubis intense. Un vin très avare d’information, au premier abord. Il nous rappelle simplement qu’il est jeune! En lui faisant un peu les yeux doux, il nous livre quand même quelques secrets et dévoile des arômes tels que réglisse, mûre, groseille et myrtille. Le palais est une belle symbiose entre harmonie, puissance et fruit. Les tannins se révèlent tardivement et sont granuleux. Un très grand Cheval-Blanc avec un potentiel réjouissant. 2018-2045.
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Bordeaux 2009
Le millésime tant convoité regoûté pour la première fois depuis les primeurs. Les commentaires vont suivre sous peu.
Billet d'humeur
Mais flûte à la fin! c'est quoi cette mode blogueresque de tout tourner en bourrique, de se donner de la peine de faire passer ceux qui achètent du beaujolais nouveau pour des pingouins? c'est quoi cette attitude à tout vouloir changer à tout prix, à faire passer Parker pour le dernier des crétins, à cracher sur ceux qui font du hype, sur ceux qui font du marketing? ça commence sérieusement à m'agacer cette mode.
Vouloir tout dire sur tout et finalement dire à peu près n'importe quoi.... ce qui compte c'est juste de dire quelque chose?
Donc il faut qu'on arrête d'aimer les vins commerciaux même si ils sont bons, il faut pas qu'on achète des vins chers, parcqu'on a rien compris, il faut absolument qu'on boive des vins non sulfatés même si on les trouve pas bon, et d'ailleurs si on les trouve pas bon... on a tout faux! A méditer...
Une dégustation sans notices...
au cours des 8 derniers mois j'ai dégusté au moins 2000 vins... mon ordinateur portable de type "Bonzai" m'accompagne toujours et supporte vaillamment mes intempestifs coups de doigts et les gouttes de vin qui tombent sur son clavier!
Lors d'une récente dégustation, j'avais toutefois aucunement envie de faire des notes, mais juste, tout simplement, apprécier la soirée (même si j'apprécie énormément le fait de noter et commenter les vins). Ainsi soit-il, me dis-je alors et je passai une superbe soirée, et profitai de m'entretenir avec mes voisins... ce qui d'ailleurs était tout à fin indiqué, une de mes voisines étant mon épouse! 50 vins du millésime 1971... un véritable festival et un moment de joie!
Primeurs 2010
Une semaine chargée s'annonce d'ores et déjà. Rendez-vous chez tous les 1ers Crus Classés du Bordelais et puis env. 400 vins à déguster durant une semaine. Sacré boulot en perspective, mais Beckustator ne recule devant rien pour appaiser la soif de savoir! Les compte-rendus des dégustations primeurs 2010 paraîtront dans différents médias et partiellement ici aussi!
Sacrebleu, c'est quand même un comble. Nous, les passionnés du vin, nous retrouvons pour savourer, déguster et échanger. En fait tout le système fonctionne à merveille... sauf quand le thème est Bordeaux... Alors qu'autrefois, lorsque l'on parlait des vins de Bordeaux, on ne trouvait pas assez de mots pour faire part de notre enthousiasme et émerveillement, voila-t'il pas que lorsque l'on parle de Bordeaux, tout se résume à son prix! Foutaise, je vous le dis! Il y a de tellement superbes vins, que ce soit de la rive droite ou gauche, à des prix totalement compétitifs... Aujourd'hui, chose peu commune chez Finbeck, je vous fais part d'un lien chez un commerçant professionnel, qui sait ménager "la chèvre et le chou" soit du bon Bordeaux à des prix qui donnent soif: visitez donc le site de Charles Vogel: www.vogel-vins.ch
Et hop, on repart à Bordeaux pour déguster le dernier millésime. Une aventure pour le moins périlleuse et astringente, en particulier pour mon cher et tendre palais. Ne manquez pas de suivre les péripéties d'un finbeck passionné et ardu qui ne manquera pas de mettre la main à la pâte (et au verre). Millésime 2010: j'arrive!
Vous l'aurez remarqué, le mot nouveau frappe un grand coup! En fait, la boucle est bouclée et on recommence, mais pas tout à fait pareillement. Un autre millésime en perspective et de nombreux rapports de dégustations ainsi que des évènements gustatifs exceptionnels tels que: Le top de la Bourgogne avec Romanée-Conti, Roumier, Voguë, ou alors les Bordeaux Arrivage 2008 avec une superbe sélection de 1er Crus et puis, très bientôt une exceptionnelle dégustation avec le millésime 1998 (même Petrus sera de la partie...)
La version française du livre s'épuise doucement mais sûrement... si vous n'avez pas encore votre exemplaire (au prix de Sfr. 32,00) vous pouvez le commander en ligne: Guide des Trois-Lacs
La Télévision Suisse Romande s'est intéressée à mon livre et a réalisé un reportage à son sujet! J'en suis bien évidemment ravi!
Un grand suspense comme à son habitude à la finale du GPVS. La région des Trois-Lacs était bien représentée avec Jean-Daniel Giauque, Lorenz Hämmerli et Alain Gerber qui étaient tout trois finalistes. Ils n'ont pas pu décroché une 1ère place mais ceci n'en diminue aucunement leur mérite, car ils font partie de l'élite suisse. Bravo.
Les résultats (source: Vinum et Vinea)
Chasselas
Saint-Saphorin, Le Sémillant 2009, Jean-Michel Conne, Chexbres
Müller-Thürgau
Riesling x Sylvaner, Räckedorn Gächlingen 2009, GVS Schachenmann, Schaffhausen
Autres mono-cépages blancs
Amigne de Vétroz, Saveurs Nobles 2007, Romain Papilloud, Vétroz
Assemblage blancs
Défi Blanc Les Titans 2008, Muscat und Pinot Gris, Provins, Sion
SanZeno Costamagna Ticino 2007, Tamborini Carlo Eredi, Lamone
Pinot Noir
Le Satyre, Pinot Noir La Côte 2009, Noé et Noémie Graff, Begnins
Autres mono-cépages rouges
Cornalin 2009, Clément et Christian Lamon, Flanthey
Assemblage rouge
Sottobosco Rosso del Ticino 2008, 75% Merlot, 17% Cabernet–Sauvignon, 7% Gamaret et 1% Carminoir. Meinrad Perler, Agriloro, Arzo
Vins avec sucre résiduel
Miroir des Lumières, Marsanne & Roussanne flétries, Chamoson 2008, Olivier Cosendai, Les Vignes du Potier, St-Pierre-de-Clages
Distinction spéciale
Meinrad Perler, Agriloro SA, Arzo, a été élu Vigneron de l’année 2010 grâce à l’excellente moyenne obtenue durant le GPVS. Bravo!
- Qui fait le meilleur chasselas? - Y-a-t-il des Freiburger au Vully? - Qui est l'étoile montante au Lac de Bienne? - Quel est le potentiel du Pinot Noir à Neuchâtel?
Vous trouverez des réponses à ces questions dans mon livre "BECK'S BEST - Les meilleurs vins du Pays des Trois-Lacs"
Prix de vente: Sfr. 38,00 + frais de port (Sfr. 32.00 à partir du 1.12.2010)
La vente du livre rencontre un franc succès et j'en suis ravi. Les médiaux locaux ont superbement répondu à mon invitation et je les en remercie. Pour les médias nationaux, c'est pas encore le top... mais il s'agit de ne pas lâcher prise! ce n'est quand même pas tous les jours que sort un recueil de presque 200 pages avec plus de 500 descriptions de vin!
Le programme des dégustations est en ligne; à ne rater sous aucun prétexte; les premiers arrivés sont les premiers servis: Agenda 2010